Kinbaku et sécurité.

Posted by on oct 9, 2011 in Etude

Kinbaku et sécurité.

Kinbaku et sécurité.

Les évènements Italiens de septembre 2011, nous rappelle trop amèrement que la sécurité dans notre art est Critique. En dehors, d’une tentative de mise à mort de notre communauté et de l’impossibilité de lire entre les lignes, le sujet doit vraiment être une prise de conscience générale.
L’avènement d’internet, a démocratisé les images de cet art nippon. Après sa représentation, les cercles, Sites, DVD et autres ont foisonnés, un nouveau marché, une nouvelle niche à exploiter.
Cela a bien évidement, permis de sortir cet art d’un cercle de privilégiés et d’offrir à toutes personnes une approche de cet art.
Pourtant, désir et art ne font pas toujours bon ménage. Combien de professionnels en occident, n’ont jamais eu la moindre formation, le moindre réel contact avec la culture Japonaise (Ou Asiatique faute de mieux). Combien d’amateurs éclairés n’ont pour formation que quelques tutoriels et se lancent dans l’organisation de show, workshop…
Il faut avouer que cela réussit à certains, et que cela à libérer le kinbaku d’un académisme castrateur.

Pourtant, je suis persuadé que la progression ou du moins l’initiation à cet art (Et à tout, Art, en fait) nécessite une personne plus expérimentée, plus au fait… Ce que l’On appelle au japon un sensei (Littéralement celui qui est né avant).

Cela devient évident quand on commence à parler de sécurité (Ou de but philosophique, ce qui n’est pas le sujet de cet article). Très rapidement, on se rend compte que la plupart des pratiquants limitent cet notion à une paire de ciseaux à bout ronds (Qu’ils ne possèdent généralement pas).
Pour les plus avancés, des connaissances vraiment basiques d’anatomie ou une conviction vraiment forte de répéter une base sans en comprendre la construction, ces tenants et aboutissants.
Persuadés de maitriser un savoir, on arrive à des « experts » qui prennent des risques.  Une attitude du corps inattendue, une réaction mentale non-prévue, un contre-poids, une corde qui se tend irrémédiablement, une autre qui lâche… Souvent plus de peur que de mal.
Malheureusement, parfois c’est le service des urgences qui hérite de la situation… d’autre la morgue.

J’arrête là, ma plaidoirie.

Ou presque, Les risques sont-ils seulement physiques ? Si les séquelles psychologique sont évidentes à la suite d’un accident physique, le sont-elles possible dans d’autre cas. Si il semble logique de ne pas couper les cordes pour laisser tomber son partenaire quand il se trouve en l’air. Beaucoup des pratiquants semblent oublier qu’il peut être encore plus grave que de ne pas gérer la redescende de l’état mental de son partenaire.
Le kinbaku, quand il marche, transporte le partenaire dans un autre monde, un autre état… le retour à la réalité n’est pas toujours si simple. Cela semble facile à gérer sur une séance (Enfin cela dépend de l’intensité), mais sur une relation plus longue, cela peut être comparable a une drogue.
Je pourrai parler de beaucoup de cas issus de mon expérience personnelle (de mes Erreurs) ou de celles de mes aînés…

Mais ce papier, est surtout là pour donner les bases de la sécurité :

L’observation et l’écoute.

Il n’y a pas d’autres vrai conseil. Si ce n’est que de ne faire que ce que l’on peut défaire facilement et rapidement.
Les conseils, évidents de ne pas pratiquer sous l’emprise de l’alcool, la drogue ou les émotions fortes en découlent.
Ceux de respecter et d’étudier sous les conseils d’une tierce personne en découlent aussi.
Ceux encore d’avoir une vrai conscience du partenaire de son état aussi bien physique que psychologique aussi.

Le Kinbaku est un art humain qui se pratique et s’apprend avec des humains. Faites vos premiers pas avec un maitre, faites vos premières suspensions avec lui, ne vous risquez pas dans des terrains dangereux et inconnus si vous ne disposez pas du regards avisé d’un ancien.

Posez vous cette question suis-je un professionnel ?
Est ce mon job ? Si oui, vous avez à prendre des risques et vous savez les calculer. Si non, restez humble, play safe.

Cela va vous étonner,
J’ai touché les cordes à l’âge de 6 ans,
J’ai attaché ma première copine à l’âge de 21 ans,
Mais j’ai attendu l’âge de 29 ans avant de faire ma première suspension. (Sous le regard de Arisue GO)

Même si les drames font parti de l’histoire humaine, il est de notre devoir d’agir intelligemment pour que cela n’arrive pas.